2. Quelles sont aujourd’hui vos fonctions et contributions au sein de l’Académie des Technologies ?

L'Académie des Technologies, composée à 55% de membres issus du public et 45% de membres industriels, a pour vocation de faire partager le progrès scientifique via les technologies qu’il génère. On est donc amené à suivre l’évolution de technologies pour identifier les besoins qu’elle crée dans la société au niveau de la diffusion, de la formation et des moyens nécessaires pour rester compétitif. Dans ce cadre, je participe à 3 commissions (Biotechnologies / Transfert des technologies dans les Pays les Moins Avancés / Démographie, Education et Formation) et j’anime un groupe de travail sur la promotion de la « formation professionnelle ».

3. Quelles ont été vos interactions avec le milieu académique tout au long de votre parcours industriel ? quels types de partenariats avez-vous pratiqués ?

Les partenariats avec des laboratoires académiques ont été une nécessité pour le groupe pour rester compétitif au niveau international. Nous avons accueilli en 5 ans au sein du CRPR, environ 15 thésards principalement sous forme de bourses CIFRE. Nous avons également établi des contrats cadres avec de grands instituts nationaux comme l’INRA ou le CIRAD qui nous ont ensuite permis de mener à bien de nombreux projets en partenariat (matières premières, arômes naturels, process de fermentation, fruits tropicaux,…). Les grandes filiales du groupe établissent également des contrats de recherche avec des instituts locaux de renom (Scottish Crop Research Institute, University of Edinburgh, Australian Wine Institute,…).

4. Quel bilan tirez-vous de ces collaborations ?

Au plan de la connaissance scientifique ces collaborations sont indispensables. En grande majorité, ces collaborations avec des structures publiques de recherche en France ont été de bonne qualité. La principale difficulté a été d’essayer de mettre en place des programmes de recherche bilatéraux, dans lesquels interviendrait Pernod-Ricard entre deux acteurs académiques de pays différents.

5. Intérêt du service Expernova ?

J’y vois donc une passerelle solide pour diffuser et partager une culture scientifique et technologique auprès des entreprises de toutes tailles. Ce service ne remplace en aucune manière le conseil en R&D mais c’est un outil simple permettant d’établir de nouveaux partenariats. Il peut de plus permettre à des experts « isolés » dans des PME de suivre l’actualité et les amener ainsi vers une démarche d’innovation.

J’invite donc à la fois les scientifiques à rejoindre ce service pour ouvrir une porte sur leur expertise mais aussi tous les cadres d’entreprises qui, en suivant l’actualité scientifique et technologique, trouveront un véritable enrichissement personnel qui se ressentira rapidement sur leur créativité et efficacité professionnelle.