En effet, les projets menés en collaboration avec l’industrie pouvaient aller de 200 000 euros à 1 million d’euros comme c’était le cas avec Bouygues Télécom. Pour le compte du groupe Thalès, j’encadrais un thésard sous forme de contrat CIFRE.

C’est en me confrontant à ces projets de recherche menés en collaboration avec des industriels que j’ai gagné en employabilité dans le secteur privé. Dans le cadre de mes activités académiques, je me suis alors intéressée, via des groupes de travail internationaux, au CMMI (modèle d'évaluation du niveau de maturité d'une organisation concernant le développement de systèmes), pour en devenir finalement évaluatrice homologuée .

En devenant consultante, dans un contexte international (USA, Brésil, Chine, Inde, Singapour, Allemagne,…), j’ai pu me rendre compte que de nombreuses hypothèses faites lors de projets de recherche académiques ne correspondaient pas toujours à la réalité des contraintes et cultures du secteur industriel : des processus souvent idéalisés trop conceptualisés et inappliqués inapplicables sur le terrain. Ils parviennent pourtant à une excellence technologique incroyable. C’est peut-êtresans doute ce qui engendre parfois l’incompréhension voire la grande frustration des industriels face à certaines publications académiques.

C’est dans ce cadre que je vois l’utilité du service Expernova qui permet de faciliter les échanges et la communication entre les mondes de la Recherche et de l’entreprise. J’espère que les acteurs industriels s’investiront pour faire leur retour au monde académique sur leurs véritables niveaux de pratiques afin de rendre les résultats de recherche réellement applicables.