La Biomasse : source d’énergie

Le développement des recherches sur les possibilités d’exploiter la biomasse ira croissant, car celle-ci est considérée comme la nouvelle source d’énergie applicable dans plusieurs domaines.

Les possibilités offertes

La biomasse est constituée par les matières organiques qui peuvent être utilisées comme sources d’énergie : déchets ménagers, déchets agricoles et ceux des scieries et papeteries, algues et micro algues, etc. Combustible dans les chaufferies à bois, la biomasse est utilisée pour alimenter les radiateurs des centres hospitaliers et des campus universitaires, et pour fournir de la chaleur dans certaines usines. Elle sert également à la production de biocarburants. Ainsi, des expériences sont menées sur la manière d’utiliser comme matière première, les tiges de plantes. Des chercheurs se sont aussi mis à explorer l’utilisation des microorganismes pour la production des biocarburants. Il en est ainsi de la transformation de la cellulose des plantes en sucres qui seront transformées en bioéthanol. La production de biogaz à partir des déchets organiques, et particulièrement des ordures ménagères, par le procédé de méthanisation est aussi une forme d’exploitation de la biomasse. La recherche est allée plus loin, et les utilisations de la matière organique sont expérimentées dans le domaine de la chimie verte, pour aboutir à des produits comme les bioplastiques qui peuvent être biodégradables ou les fibres végétales pour obtenir des matériaux isolants.

Les progrès de la recherche

Pour la production de biocarburants, Total, en collaboration avec des partenaires experts dans différents domaines, expérimente les technologies pour transformer la biomasse lignocellulosique en biocarburants, dans le projet BioTfueL qu’il a lancé en 2010. L’ambition est de pouvoir fournir en 2020, et ce, chaque année, à partir d’un million de tonnes de biomasse, 200 000 tonnes de biodiesel et de biokérosène. Pour contrer les avis pessimistes concernant les impacts négatifs sur l’environnement, ce projet se propose de réduire à 90% les émissions de CO2 des biocarburants produits.

Et comme BioTfueL n’exploite que les débris végétaux, comme la paille et les résidus verts, aucune incidence sur les cultures alimentaires n’est à craindre. Dans le même cadre, le projet Futurol lancé en 2008, dont l’objectif est de produire de l’éthanol à partir de résidus forestiers et agricoles, par le procédé biotechnologique, a pour ambition de produire annuellement 180 millions de litres d’éthanol. Total et Amyris se sont fixés comme objectif de mieux étudier les molécules venant de la biomasse et d’explorer les voies biologiques pour obtenir aussi des produits chimiques. La voie thermochimique se révélerait aussi un autre moyen de transformation de la biomasse.

Les possibilités d’exploitation de la biomasse, considérée comme ressource énergétique devançant l’hydraulique sont encore nombreuses, car « abondante, renouvelable et stockable ». Elle pourrait effectivement être la solution à l’augmentation des besoins en énergie de l’humanité.